La destination
Dakar
Dakar, point de départ pour l'île de Gorée ou la « petite côte », mérite une escale pour son musée d'Art africain Théodore Monod, ses nombreux marchés colorés et l'architecture contemporaine de ses monuments, tels que la Cathédrale du Souvenir africain et la Porte du Troisième millénaire. En outre, la route de la Corniche offre de jolis panoramas sur les falaises et l'océan. Au large de la capitale s'étend la magnifique île de Gorée, aux maisons colorées. Son patrimoine historique est tel qu'il a été inscrit sur le patrimoine de l'Unesco en 1978. Sa Maison des Esclaves est un passage « obligé » pour comprendre l'histoire douloureuse de l'île. Au cours de la balade le long des rues étroites et fleuries, le visiteur découvrira le Fort d'Estrées, le musée de la Mer, l'ancien Palais du Gouverneur et l'église Saint-Charles-Borromée.
Au sud de Dakar s'étale sur environ 70 km la « petite côte » parsemée de jolies stations balnéaires, telles que Popenguine, Saly, La Somone et Nianing. A proximité, le marché aux poissons de M'Bour est une étape incontournable, tout comme la très pittoresque île aux coquillages, Fadiouth.
L'île de Gorée
Au large des côtes du Sénégal, en face de Dakar, Gorée a été du XVe au XIXe siècle le plus grand centre de commerce d'esclaves de la côte africaine. Tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française, son architecture est caractérisée par le contraste entre les sombres quartiers des esclaves et les élégantes maisons des marchands d'esclaves. L'île de Gorée reste encore aujourd'hui un symbole de l'exploitation humaine et un sanctuaire pour la réconciliation.
Lac Rose
Le Lac Retba du Sénégal, souvent appelé le Lac Rose pour sa couleur si particulière, est l'un des sites les plus visités de la presqu'île du Cap Vert au Sénégal. Il possède des nuances allant du rose fuchsia au rouge pourpre selon la luminosité. C'est le deuxième lac le plus salé du monde après la Mer Morte, c'est pour cela qu'on y flotte quand on s'y baigne.
L'activité principale du lac est l'exploitation du sel, extrait de ses eaux depuis des années. Cela explique pourquoi le lac acquiert cette couleur si particulière lorsque le soleil atteint le zénith. La quantité de sel y est 10 fois supérieure à celle de la mer !
Saint-Louis
Située à l'embouchure du fleuve Sénégal dans le nord du pays, Saint Louis du Sénégal est une cité admirable, tant sur le plan historique que sur le plan esthétique. Classée au patrimoine de l'Unesco, la ville abrite de très beaux vestiges de l'époque coloniale, tels que des maisons typiques aux balustrades en fer forgé, le célèbre pont métallique Faidherbe datant de 1865 et sa cathédrale, la plus vieille d'Afrique de l'Ouest. Si ses plages de sable fin en font un site privilégié pour tous les amateurs de farniente, ses deux parcs naturels la sacrent définitivement destination touristique de premier choix. Le parc national des oiseaux du Djoudj, refuge pour de nombreux oiseaux migrateurs (hérons, pélicans, flamands, cormorans, ibis) se visite à bord d'une pirogue à fond plat au milieu des marigots. Le Parc National de la Langue de Barbarie est surprenant par la variété de ses paysages composés de dunes, d'ilôts et d'authentiques villages de pêcheurs.
La gastronomie
Ce n'est pas le choix qui manque. Cela va de la dibiterie, où l'on consomme le mouton grillé essentiellement (très bon marché et copieux), au restaurant gastronomique (en général européen et surtout implanté dans les villes principales ou les endroits touristiques), en passant par les petits restos sénégalais, libanais (pour le chawarma en sandwich ou sur assiette, les falafels - boulettes de fèves - et autres spécialités pas chères du tout), franco-sénégalais, italiens, asiatiques...
Quelques spécialités sénégalaises
- Thiéboudienne (tiebou dien ou ceebu jën) : plat national, appelé aussi « riz au poisson », accompagné de légumes. Se consomme traditionnellement au déjeuner. Le tiebou yapp est servi avec de la viande à la place du poisson.
- Yassa (yaasa) au poisson : thiof, ou mulet, mariné dans du jus de citron avec une bonne quantité d'oignons émincés, du piment, du sel, du poivre, puis grillé et ensuite mijoté avec la marinade (saveur légèrement acidulée). Cette préparation d'origine casamançaise est servie avec du riz.
- Yassa (yaasa) au poulet : même principe que le yassa au poisson, toujours accompagné de riz.
- Maffé (maafe) : viande de bœuf ou poulet avec de la pâte d'arachides, des tomates et du riz (ou le niébé, haricots locaux). Attention, ça peut parfois être un peu lourd à digérer.
- Thiou (cru) aux crevettes : crevettes à la sauce tomate, avec du riz bien sûr.
- Thiof (coof) : poisson très commun au Sénégal (de la famille du mérou), servi braisé le plus souvent.
- Soupe kandia (suppu kànja) : riz avec un mélange de feuilles, de poisson séché, de viande hachée, d'huile de palme et de gombos (d'où l'aspect visqueux).
- Caldou (kaldu) : poisson cuit à l'eau, accommodé avec du riz blanc et une sauce blanche.
- Beignets de poisson (pastel), beignets de mil (beñe dugub) : on en trouve partout. Ils comblent les petits creux.
- Lakh (laax) : c'est une bouillie de mil et de lait caillé, que l'on consomme à la Korité, la grande fête de clôture du ramadan.
- Ngallax : mélange de pâte d'arachides, de pain de singe et de mil.
- Poisson farci à la saint-louisienne : le mulet que l'on vide et écaille ne doit conserver que la tête et la peau. Après avoir haché la chair avec de la mie de pain, du poivre, du piment, de l'ail, de l'oignon et du persil, on remplit la bête de cette farce. On recoud et on passe au four ou on le cuit au court-bouillon.
- Le bouillon cube : c’est le secret des cuisinières africaines. On retrouve ce concentré d’aromates, épices et lauriers dans la plupart des recettes traditionnelles. Cet ingrédient bon marché est devenu indispensable dans pratiquement toute l’Afrique de l’Ouest. On sait moins que le cube Maggi est une invention suisse et est fabriqué par Nestlé.
Boissons
Outre les incontournables jus de fruits exotiques (mangue, goyave, papaye, etc.) que l'on trouve à partir de décembre-janvier, le Sénégal possède une variété de jus naturels.
- Le bissap : infusion faite d'une décoction des calices de fleurs (rouges) provenant d'une variété d'hibiscus, qu'on appelle aussi oseille rouge, d'environ 1 m de hauteur. On le boit surtout froid, en jus. Ceux qui connaissent les Caraïbes y ont peut-être bu du jus de sorrel : c'est la même chose).
- Le gingembre : décoction de gingembre à laquelle on ajoute de la menthe et de la muscade. Assez pimenté mais très désaltérant.
- Le tamarin (ou daqaar) : de couleur brun clair, c'est la décoction de fruit du tamarinier. Très riche en phosphore et en vitamine B1.
- Le bouye : boisson de couleur laiteuse faite à partir du pain de singe, le fruit du baobab. La pulpe est riche en vitamines B1 et C. Contrairement au jus de tamarin et de bissap, il est connu pour lutter contre les diarrhées.
- Le ditakh (ditax ; vers décembre-janvier) : jus obtenu à partir d'un fruit qui rappelle par sa forme et par la couleur de sa chair le kiwi, que l'on presse à la main dans de l'eau et auquel on ajoute sucre, fleur d'oranger ou un autre jus de fruits. Réputé pour sa teneur en fer et en vitamine C.
À noter toutefois qu'il est impossible de trouver ces jus de fruits dans la partie orientale du pays.
- Le thé vert (l’Ataya) : servi partout, tout le temps. La préparation est un rituel minutieux, qui semble durer une éternité. Un prétexte pour passer le temps. On le boit dans de petits verres, en 3 étapes : le premier thé est amer comme la mort, le deuxième doux comme la vie, le troisième sucré comme l’amour... Selon les régions, il peut aussi être amer comme la vie, fort et suave.
- Le café Touba : un café filtre classique mais aromatisé au poivre de Guinée ou piment noir. Consommé, en particulier, par les Mourides. Au quotidien, les Sénégalais consomment surtout du café soluble.
- Le vin de palme : spécialité de la Casamance et du pays bassari, cet alcool naturel est issu de la fermentation de la sève du palmier à huile ou du rônier. On le récolte en pratiquant une incision au sommet de l’arbre (qu’il faut donc escalader...). Doux, laiteux, presque pétillant et très léger lorsqu’il est frais. Puis il fermente rapidement et devient fort ; c’est ainsi que les locaux le préfèrent. En Casamance, on le boit traditionnellement dans une sorte de louche en coque de noix que l’on passe de main en main.
- La bière : Flag et Gazelle en bouteilles sont les plus répandues (issues des brasseries sénégalaises), mais on trouve parfois des blondes occidentales (dans les pubs et bons restos des grandes villes). La Gazelle, qu’on appelle aussi « l’ordinaire », est très légère et existe surtout en 63 cl. La Flag est plus alcoolisée et servie en bouteille de 33 cl (parfois en 50 cl, mais c'est plus rare).
- La bière de mil (le dolo) et l'hydromel : surtout dans le Sud et en pays bassari.
- Le vin : importé bien sûr, et souvent français. Vous en trouverez dans les restos un peu chic ou touristiques, mais il est assez cher.
Les informations pratiques
Si la langue officielle est le français, la langue la plus parlée au Sénégal est le wolof, qui est d’ailleurs considéré comme la langue « nationale ».
Plus ancienne ex-colonie française d’Afrique, le Sénégal est l’un des pays ayant le plus assimilé l’influence de la langue française, tout en présentant d’heureuses différences linguistiques et une réelle originalité quant aux expressions employées. Le français du Sénégal contient, en effet, un certain nombre de mots empruntés aux langues négro-africaines et quantité de mots ou expressions formés par analogie. Nous y trouverons aussi de l’imagination, de l’humour, un don de l’image et de la métaphore, et ces noms composés par juxtaposition, aux consonances parfois poétiques comme hier nuit.
Tous vos appareils électriques fonctionnent au Sénégal, le voltage est de 230 V et la fréquence de 50 Hz, soit identique à la France
La monnaie est le Franc CFA. 1 Euro = 655.96 Franc CFA.
Le Sénégal est situé dans la zone intertropicale. Il y fait toujours chaud, avec un ensoleillement exceptionnel. Il y a 2 saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
La saison sèche
D'octobre à juin. Pratiquement sans une goutte de pluie mais balayée parfois, entre décembre et février, par l’harmattan, ce vent de sable assez frisquet et desséchant qui saupoudre le paysage, surtout dans la moitié nord du Sénégal.
La saison des pluies ou hivernage
De juillet à septembre. Elle est appelée hivernage. Orages puissants, pluies plus ou moins diluviennes rendent parfois les déplacements difficiles, détériorant les pistes. Moins de touristes, donc, à ce moment-là.
Moins de poussière aussi. En revanche, qui dit pluie dit eau stagnante, donc moustiques et palu. Pourtant, il ne pleut pas forcément tant que ça, mais ça suffit pour qu’en peu de temps la végétation exulte. Les baobabs se couvrent de pompons verts, les champs deviennent pâturages, les vergers et les potagers regorgent de fruits et de légumes, les marchés bourdonnent.
Meilleure période pour aller au Sénégal
La période idéale pour visiter le Sénégal et la Gambie reste toutefois de novembre à mars. Après mars, les températures grimpent fortement.
Le décalage horaire avec la France est de - 1h en hiver (quand il est 12h à Paris, il est 11h à Dakar) et de - 2h en été.
Vaccinations
Le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire pour entrer au Sénégal, sauf pour les passagers provenant de zones d’endémie amarile. Toutefois, au vu de l’existence d’une circulation active du virus amarile et de la présence de vecteurs capables d’activer une transmission, il est très fortement recommandé d’être à jour de la vaccination contre la fièvre jaune. Dans la pratique, il peut arriver que les autorités sanitaires sénégalaises exigent, à la frontière, la présentation du carnet de vaccinations internationales, même pour des passagers en provenance de pays européens. Selon une recommandation récente de l’OMS, une seule vaccination contre la fièvre jaune est valable à vie.
Aucune autre vaccination n’est obligatoire mais certaines vaccinations sont recommandées : assurez-vous d’être à jour dans vos vaccinations habituelles ainsi que celles liées à toutes les zones géographiques visitées.
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) est recommandée, ainsi que la vaccination rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peuvent être recommandées.
Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne.
La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Risques sanitaires
Paludisme
Au Sénégal, le risque de paludisme existe toute l’année mais il est moindre de janvier à fin juin dans les régions du Centre-ouest.
Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement très grave) transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention complémentaires du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (cf. ci-après). S’agissant du traitement prophylactique, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé. Pendant le séjour, et durant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement, pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.
Dengue
La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques.
Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). La prise en charge est donc avant tout symptomatique et repose sur la prise d’antalgiques à base de paracétamol et le repos. Éviter impérativement la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire.
Chikungunya
Le risque d’infection par le virus chikungunya est réel au Sénégal. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin. La transmission du chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques.
Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique.
Plus d’informations sur le site de Santé publique France.
Fièvre jaune
La fièvre jaune est causée par un virus, transmis par un moustique. Les symptômes sont variables, allant du syndrome pseudo grippal à la forme mortelle ; le traitement est alors symptomatique. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres d’insectes et sur la vaccination (une injection valable à vie selon l’OMS), qui reste fortement recommandée.
Quelques règles simples :
Pour se préserver des contaminations digestives ou de contact :
- se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
- veiller à la qualité des aliments, et surtout à leur bonne cuisson ;
- éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
- peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
- éviter les crudités, coquillage, plats réchauffés et buffets froids ;
- ne boire que de l’eau ou des boissons encapsulées, ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
- éviter les glaçons et glaces ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli ;
- éviter les contacts avec des personnes malades ;
- respecter les règles d’hygiène de base et nettoyer avec attention les cuisines, salles de bain et WC.